Wilfried Kurdout

Description:
Bio:

Son père était maitre d’arme.
Sa mère tenait une brasserie.
De lui il tient sa loyauté, sa dextérité et sa naïveté.
D’elle il tient sa résolution, sa minutie et son alcoolisme.

Fils unique, ses parents ne le laissent jamais dans l’oisiveté, ceux-là bouillonnant d’envie de lui transmettre leur savoir.
Wilfried semblait en être insatiable, il se montrait toujours volontaire et rigoureux dans l’accomplissement de ces tâches.
Un gamin lambda n’aurait probablement pas supporté de grandir entre saut d’humeurs inexplicables paternel et l’ivresse quasi-constante maternelle.

A 12 an, le garçon maniait la plupart des armes de guerre et il lui arrivait souvent en duel de mettre à mal les miliciens du village.
Mais surtout, il excellait au tir à l’arc et ce au moins aussi bien que son père.
Seulement c’est aussi à cet âge qu’il dû se résoudre à mettre son entraînement de côté quelque temps. En effet l’adolescent subit de multiples fractures après une chute dans les escaliers.
C’est que le pauvret avait déjà prit goût à l’ébriété et, le fameux soir de l’incident, il en tenait une bonne couche avec sa maman. Aucun d’eux ne se rappelaient de ce qu’il s’était passé, ils se réveillèrent juste avec un sentiment de culpabilité pour l’un, et une atroce douleur pour l’autre.

Mais ce fut un mal pour un bien. En effet pour ne pas le laisser inactif le temps de sa rémission, le père dû se résoudre à lui enseigner le tir à l’arbalète, seul arme que l’éclopé pouvait manier sans aggraver son cas.
Le maître d’arme ne la lui avait pas introduit car il la jugeait beaucoup trop lâche: un tireur inexpérimenté peux occire aisément un valeureux guerrier, ce d’un trait et à distance.
Ce fut évidement la révélation pour Wilfried, qui devin très vite très bon tireur. Il devenait de plus en plus précis. Il tirait de plus en plus loin. Il touchait des cibles mouvantes de plus en plus rapide.
Deuxième concession du patriarche qui convainc de l’expertise exceptionnel de son fils.

Le lendemain de son seizième anniversaire il intégra l’armée. Non pas qu’il en rêvait mais plus par dépit, une sorte de pari qu’il s’était fait et dont il payait les conséquences de son échec.
Il y passa ses quinze ans réglementaire. En tant qu’arbalétrier bien sûr. Dans une unité d’élite bien sûr. Toujours en tant que simple soldat bien sûr.
Bonne solde, aucune responsabilités, un quotidien qui ne changeait pas de son enfance. Après tout, pourquoi ne pas reconduire le contrat ?

Peut-être pour préserver sa santé mentale. Peut de temps après, son unité fut anéanti lors de l’escarmouche d’un dragon chromatique.
La démence le guettait, et un petit tour dans la maison des fous le remit sur pied. Enfin pas exactement. Juste ce qu’il faut pour rendre un être autonomie. Juste ce qu’il fallait pour qu’on le ramène à la vie civile.
La veille de son trente deuxième anniversaire il était sans emplois. Il conserva tout de même son équipement : le malheureux chargé de le récupérer faillit lui aussi devenir fou en essayant.

Depuis, il écume les routes, allant de villages en village, convaincu lui même d’être encore engagé, cherchant désespérément ses compagnons disparus.
Qui l’eût cru ? Sa route le mena jusqu’au caporal Malak Ness pour qui il avait déjà été sous les ordres. A l’époque, ce dernier avait été surprit par la fiabilité et l’efficacité de Wilfried. Touché par la détresse de cet homme, Malak le fit porter allégeance et l’enrôla dans sa quête, certain de pouvoir le remettre sur les rails : “On n’abandonne pas un homme a terre”.

Wilfried Kurdout

L'arche de Tiliss y_clauzel Technetium